Brexit – L’heure du choix – Dans « l’économie en questions » sur France Culture

Vous trouverez le podcast de l’émission de France Culture « L’économie en questions » animée par Dominique Rousset
Les invités étaient: Catherine Mathieu de l’OFCE; Marc Guillaume membre du cercle des économistes et Philippe Waechter
https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=a0d6bd11-b1d0-46dd-82ba-7952e0610c51

Du sang et des larmes pour créer le Global Britain de Theresa May

Discours très politique de Theresa May sur la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne (voir ici). Le référendum sur le Brexit doit se traduire par une dissociation entre le Royaume Uni et l’Union Européenne. La loi britannique doit être votée par les britanniques. Pour éviter toute ambigüité, il n’y aura plus d’accès au marché unique. L’accord de libre-échange négocié avec l’UE sera ratifiée par le Parlement britannique.

L’objectif de ce discours très politique est de mobiliser l’ensemble des britanniques au cours de cette rupture. C’est par la mobilisation de tous que le Royaume Uni sortira de l’UE tout en se donnant les capacités de se reconstruire  pour être au coeur de l’économie globale. Le terme de « Global Britain » utilisé par le premier ministre traduit la dimension nouvelle qu’elle veut associée à ce nouveau départ.
Cela veut dire aussi qu’il faudra du sang et des larmes pour réussir, chacun devra se mobiliser à la réussite du projet. Le Global Britain est plus fort, plus équitable, plus unifié et plus ouvert encore.
Elle définit aussi un cadre de négociations en 12 points. On peut les retrouver ici

Cependant, ce n’est pas aussi simple.   Lire la suite

1 graphe pour comprendre le vote grec

Le vote grec demain 25 janvier va probablement être remporté par Syriza.
Le graphe montrant le PIB par tête grec en % du PIB de l’Union Européenne explique à lui seul le vote contestataire et la volonté de trouver une autre voie.
Jusqu’au début des années 2000 le PIB par tête grec représentait de 65 à 70 % du PIB par tête de l’Union Européenne. Dans les années 2000 cette proportion est montée à plus de 85% sous l’impulsion des aides européennes. L’investissement productif et la productivité ne validaient pas cette progression très rapide.
L’ajustement via les plans d’austérité a fait reculer ce PIB par tête de façon spectaculaire. Le repli a été d’une rapidité incroyable. En 2014, le niveau est plus faible qu’avant la mise en place de la zone Euro.
Dès lors pourquoi les grecs continueraient ils à voter pour le parti au pouvoir?

Ce graphe dit aussi que la dette publique grecque qui est sur une trajectoire insoutenable ne pourra pas être ajustée via un effort supplémentaire des citoyens grecs. Il faudra que cette dette soit négociée avec les institutions européennes qui la détiennent presque en majorité.
Grece-PIBpar tete