Royaume Uni – Faible demande interne, hausse des taux: la probabilité de récession s’accroît 

J’ai publié hier un post sur le Royaume Uni sur la version anglaise de mon blog. 
Il s’interroge sur la compatibilité de 4 éléments 

1- l’impact négatif qu’aura le Brexit sur le commerce extérieur britannique

2- la volonté de la Banque d’Angleterre de relever ses taux d’intérêt dans un futur proche

3- la situation dégradée des ménages pour lesquels le maintien de la consommation est passé par un effondrement du taux d’épargne (au plus bas depuis le début de la série en 1963) et par un recours au crédit alors que le pouvoir d’achat du revenu disponible baissait 

4- une production (production par heure de travail) qui ne s’améliore pas

Remonter les taux d’intérêt dans ces conditions c’est prendre le risque d’accroître fortement la probabilité de récession 

Le post est disponible ici

Brexit Modéré – Un reniement rapide

Après les élections britanniques, la confusion, qui en résulte, suggère que la probabilité d’un Brexit modéré a augmenté puisque Theresa May, ne disposant pas d’une majorité, sera obligée de composer. Pourtant ce n’est pas et cela ne peut pas être aussi simple car cela reflète un reniement du référendum sur le Brexit.

Une source de confusion vient de ce que l’image de l’Europe a profondément changé chez les britanniques en un an. L’image positive de l’Europe est majoritaire (54%) chez les britanniques selon une enquête menée par PEW Research Center au printemps 2017. C’est 10 points de plus que l’an dernier au moment du référendum.

L’émergence de l’idée d’un Brexit modéré vient de la perte des élections générales par Theresa May. Lire la suite

Brexit modéré – Un renoncement

Après les élections britanniques, la confusion, qui en résulte, suggère que la probabilité d’un Brexit modéré a augmenté puisque Theresa May, ne disposant pas d’une majorité, sera obligée de composer. Pourtant ce n’est pas et cela ne peut pas être aussi simple car cela reflète un reniement du référendum sur le Brexit.

Une source de confusion vient de ce que l’image de l’Europe a profondément changé chez les britanniques en un an. L’image positive de l’Europe est majoritaire (54%) chez les britanniques selon une enquête menée par PEW Research Center au printemps 2017. C’est 10 points de plus que l’an dernier au moment du référendum.

Ma chronique pour Forbes sur le Brexit modéré est disponible ici

Le dilemme de la Banque d’Angleterre

Sur mon blog anglais j’ai fait un petit papier sur l’arbitrage auquel la Banque d’Angleterre a à faire face. Il y a un choc persistant lié au Brexit mais aussi un taux d’inflation bien au-dessus de la cible de 2%. Comment faut il arbitrer? Pour l’instant la BoE a maintenu le statu quo mais sa marge s’est réduite. Le vote de 7 à 1 observé précédemment s’est transformé en un 5 pour le maintien du taux et 3 pour une hausse du taux de référence.
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Le Brexit au coeur des élections britanniques

Interview

1-Le 23 juin 2016, les électeurs Britanniques faisaient le choix du Brexit. Un an après l’événement, les prévisions « apocalyptiques » qui avaient pu anticipées par certains responsables politiques semblent avoir été exagérées. Si les prévisions économiques du Royaume sont effectivement en baisse, comment expliquer ce décalage avec un discours politique et une réalité économique ? 

Les prévisions des économistes antérieures au référendum sur le Brexit faisaient état d’un écart négatif significatif à moyen terme entre le profil de l’économie après Brexit et sa tendance en cas de maintien au sein de l’UE. Ces chiffres de la London School of Economics ou encore du Trésor ne faisaient pas l’hypothèse d’une rupture immédiate et brutale mais d’un écart qui grandirait avec le temps. Les économistes ont été clairs sur ces questions. Qu’il y ait eu des raccourcis du côté des politiques en prenant les résultats de moyen terme pour des ruptures immédiates est typique d’une situation comme le référendum. Le temps qui était dans les  prévisions des économistes avait disparu. Le raccourci est naturel parce qu’il faut être percutant.

En outre, le Brexit n’a commencé que le 29 mars 2017 avec la notification de l’article 50 par Theresa May. Entretemps la monnaie britannique s’est franchement dépréciée, la politique monétaire a été beaucoup plus accommodante pour réduire les risques sur l’économie des conséquences du référendum et des touristes ont profité de la baisse de la monnaie pour visiter le Royaume Uni à bon compte. Lire la suite