Le retour attendu des britanniques dans l’Union Européenne

L’accord financier entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni est une très bonne nouvelle. Cela permettra de solder les engagements pris par la Grande-Bretagne vis-à-vis du reste de l’Europe. Les négociations sur le commerce vont ainsi pouvoir commencer. Elles ne se feront pas sur un mode tendre. Michel Barnier, fort du soutien des 27 pays de l’UE, l’a expliqué récemment. Il n’y aura pas d’exception à la règle. Il ne pourra pas y avoir d’accord à la carte pour les Britanniques. Tous les secteurs seront traités de la même façon, il n’y aura pas d’exception. Lire la suite

Brexit: la vision britannique

Dans le cadre d’une conférence à Londres, j’ai écouté cet après midi un membre, gallois, du Parlement Européen sur le Brexit.

Plusieurs remarques sur cette intervention:

La première remarque est la volonté déjà notée dans d’autres lieux d’une volonté de réussir le Brexit contre le monde entier. Le succès passe par la mobilisation de tous les britanniques.
[Commentaire:. Pas de désaccord dans la salle]
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Interrogations sur la politique monétaire britannique

La Banque d’Angleterre (BoE) a remonté son taux de référence de 25bp à 0.5%.
L’idée derrière cette décision est double:
1 – la tendance à long terme de l’économie britannique est plus réduite que par le passé et le Brexit a accentué ce phénomène. Cela veut dire que le risque de surchauffe s’observe à un niveau plus bas que par le passé et que le niveau d’intervention de la BoE est plus bas que par le passé. Cela implique un taux d’intérêt d’équilibre plus réduit que par le passé.
Néanmoins, si le Brexit pèse dans la durée il ne crée pas de rupture selon la BoE. (ceci peut se discuter) Lire la suite

La croissance s’accélère encore en zone Euro mais attention à l’Espagne. Le Royaume Uni décroche

Les perspectives d’activité en zone Euro repartent au beau fixe en septembre. L’indice synthétique qui pondère les indices synthétiques des secteurs manufacturier et de services est au plus haut depuis avril 2011. Cela se traduira par une croissance soutenue du PIB dans la dernière partie de l’année.
L’indice synthétique du secteur manufacturier est au plus haut depuis février 2011 et l’indice synthétique des services retrouve les plus hauts du début d’année (loin néanmoins des plus haut d’avant crise).
L’activité est en croissance et l’emploi en hausse rapide. Profitons du moment pour créer des conditions d’une croissance plus forte encore dans la durée.
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Le graphe compare les indicateurs composites (manuf. et services) de production des différents pays de la zone Euro plus le Royaume Uni.
La France est désormais en phase avec l’Allemagne pour tirer à la hausse la croissance de la zone Euro. L’Espagne n’est pas en reste et continue de croître rapidement. En revanche l’activité en Italie plafonne notamment sur les services.
On voit bien le rôle important de l’Espagne dans la dynamique de la zone. C’est un contributeur majeur. Il est à souhaiter qu’une issue sans rupture puisse être obtenue après les tensions du week-end de référendum. Si cela n’était pas le cas, la situation espagnole deviendrait alors plus chaotique et la zone Euro perdrait un de ses principaux moteurs et depuis longtemps. Les perspectives de la zone serait alors remises en cause. L’issue pour l’instant est incertaine et préoccupante.
Le Royaume Uni ne bénéficie plus de l’effet d’entraînement de la zone Euro. Le décrochage depuis le printemps est significatif. L’emballement de la zone Euro contraste avec le manque de réponse britannique.

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