Quantitative Easing de la BCE – Le contresens d’un candidat dans une interview au Parisien

Vidéo

Dans cette vidéo (interview au Parisien) Marine Le Pen évoque la BCE.
Elle indique que la réduction du quantitative easing (QE) de la BCE (de 80 milliards par mois jusqu’en mars 2017 à 60 milliards à partir d’avril et jusqu’en décembre prochain au moins) traduit le fait que la BCE ne croit plus à l’euro. C’est un contresens incroyable
La BCE a mis en place le QE afin de soutenir la zone Euro afin de retrouver une allure de croissance et d’inflation plus compatible avec ses objectifs. Elle a réduit le montant car elle considère que le risque de déflation s’est réduit et que la croissance a une meilleure allure.
Ce contresens est impressionnant de la part d’un candidat à l’élection présidentielle.
Mais est ce un contresens ou une manipulation pour tromper?

 

La BCE, les Banques et la Politique Monétaire

Verbatim de ma chronique du jour

La politique monétaire de la BCE veut, dans la durée, maintenir des taux d’intérêt très bas et peser sur la valeur de l’euro. Sur ces deux aspects, elle vise à accroitre les dépenses présentes des consommateurs et des entreprises plutôt que de les voir être reportées dans le temps. La zone Euro souffre d’une dynamique interne insuffisante et donc de dépenses immédiates trop réduites pour caler l’activité sur une trajectoire plus ambitieuse. Cependant, cela n’est pas suffisant pour permettre à l’économie de la zone Euro de converger vers ce cycle vertueux. Il faut pouvoir trouver le relais entre aujourd’hui et demain. Ce lien tant pour les entreprises que les ménages est le crédit.

Le souhait de la BCE est que les acteurs de l’économie dépensent davantage maintenant mais aussi qu’ils inscrivent ce comportement dans la durée, d’où l’accent mis sur le crédit.

C’est avec cette idée que la BCE a interrogé les banques commerciales lors de son enquête trimestrielle. Lire la suite

Ma chronique du 26 janvier

Verbatim de ma chronique hebdo

Plusieurs points à retenir cette semaine

L’Europe a été au cœur de l’actualité mondiale cette semaine avec les élections grecques et la décision de la BCE. Par ailleurs, les premières enquêtes auprès des chefs d’entreprise de la zone euro pour le mois de janvier ont été publiées.

Les élections grecques ont vu la large victoire de Syriza mais sans pour autant obtenir la majorité absolue à 2 sièges près.(149 sur une assemblée de 300)
Cela va obliger Alexis Tsipras à négocier pour une former une coalition. Il a trois jours pour cela. Le parti qui sera choisi sera important car s’il choisit Anel qui est plus radical alors cela pourrait engendrer une méfiance supplémentaire des investisseurs. En revanche Potami serait plus centriste et rassurant.
Le deuxième point est que le nouveau gouvernement qui doit se former dans les trois prochains jours doit se saisir des dossiers économiques très rapidement. Lire la suite