Dynamique manufacturière robuste en Zone Euro au mois de Juin

Les perspectives de croissance se renforcent encore dans le secteur manufacturier. L’allure est à la hausse dans tous les pays y compris en Grèce dont l’indice revient au dessus du seuil de 50. La France passe devant l’Espagne et l’Allemagne caracole. L’important est la cohérence de tous ces indices en raison des échanges forts entre les pays de la zone. Il y renforcement des échanges et ainsi un support fort pour l’activité.
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La dynamique des commandes s’accélère fortement à la fin du deuxième trimestre. Cela devrait accentuer le profil de la production manufacturière et alimenter à la fois les échanges et la croissance.
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Par pays, l’Allemagne est toujours en phase d’accélération mais la France et l’Italie sont aussi à des niveaux robustes. L’Espagne est relativement stable en tendance. Les signaux sont bons pour l’activité au sein de tous les pays de la zone.
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Les pressions nominales s’estompent. Il faut y voir une conséquence du repli des prix du pétrole. Cela se traduira par des pressions réduites des prix de production. La BCE n’a aucune raison de se précipiter.
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La zone euro finit bien l’année – Ma chronique macroéconomique

6 Points à suivre pour bien appréhender la conjoncture globale

Point #1 La conjoncture s’améliore en zone Euro
Les signaux conjoncturels apparaissent plus robustes au cours du 4ème trimestre. Les enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise sont solides et ont tendance à s’améliorer. C’est ce que l’on constatait déjà avant les fêtes de fin d’année. Les indices IFO en Allemagne et du Climat des Affaires (INSEE) en France montraient une amélioration significative.
On le voit dans le cas français dans le graphe ci-dessous. L’indice est 5% au-dessus de sa moyenne historique et le décrochage à la hausse est rapide. L’indicateur synthétique présenté est en hausse pour chacune de ses composantes (Industrie, Services, Distribution et Construction). Lire la suite

L’activité manufacturière insuffisante crée un risque sur la croissance en Zone Euro – Rebond au Royaume Uni

La dynamique manufacturière s’étiole en zone Euro mais rebondit brutalement au Royaume Uni. L’indice de la zone Euro se replie à 51.7 après un pic récent à 52.8 en juin dernier. Au Royaume Uni, l’indice s’est inscrit à 53.3 en août contre 48.3 en juillet après le référendum sur le Brexit.

Le premier graphe montre l’évolution des indices du secteur manufacturier dans l’enquête Markit pour les principaux pays de la zone. On observe que seule l’Allemagne connait désormais une progression robuste de son activité. On notera le repli rapide de l’Italie qui repasse sous le seuil de 50 (49.8) pour le première fois depuis janvier 2015. La dynamique espagnole est moins puissante. L’indice se stabilise à 51 pour le 2ème mois consécutif. Il faut remonter à la fin 2013 pour trouver deux mois consécutifs à un niveau aussi faible. Quant à la France elle est installée sous le seuil de 50 depuis mars 2016. Lire la suite

La zone Euro sur un train de sénateurs

L’indicateur synthétique de l’enquête Markit pour la zone Euro est stable en août. Il s’est inscrit à 52.3 comme en juillet. L’activité progresse mais à un rythme qui ne s’accélère pas. Sur les deux premiers mois du trimestre la moyenne est donc de 52.3 à comparer à 52.2 pour l’ensemble du second trimestre.  Le niveau de l’indice est cohérent avec une croissance de 0.3% au 3ème trimestre. On note qu’il n’y a pas de rupture lié au référendum britannique car les effets de celui ci restent à venir (voir ici avec une nuance dans un article sur le site du FT ce week-end).
En tendance on note que l’indice synthétique est relativement stable depuis le début de 2015 sans donner le sentiment de refléter une capacité d’accélération de l’économie de la zone Euro. Cela suggère qu’autour de 1.5% de croissance est le maximum pour l’économie de la zone. C’est trop réduit. Lire la suite

Des signaux fragiles sur l’activité globale – Ma chronique macroéconomique

9 points à relever cette semaine pour suivre la conjoncture globale

Point #1La conjoncture globale reste peu dynamique
Les enquêtes Markit et ISM suggèrent que le mois de mai n’est pas franchement celui du renouveau.
L’indice mondial calculé par Markit retombe à 50 contre 50.1 en avril. Cela indique que l’activité a évolué au même rythme en mai qu’en avril.
Les pays développés ont des allures contrastées. L’indice ISM aux USA s’améliore passant de 50.8 à 51.3. La hausse ne provient cependant que de délais de livraison qui sont plus lents. Les flux de commandes sont stables et la production progresse un peu moins rapidement qu’en avril. Il n’y a pas eu d’accumulation de stocks puisque le ratio nouvelles commandes sur stocks est stable un peu au-dessus de 1.2. En revanche l’indice Markit pour les USA est stable à 50.7 contre 50.8 en avril. Le plus étonnant est le repli supplémentaire de l’indice japonais. Cela est cohérent avec le recul, en tendance, de la production industrielle nippone. L’indice britannique s’est stabilisé peut être avec le sentiment, en mai, que le maintien du Royaume Uni dans l’Union Européenne s’affirmait?
Les indices émergents sont stables, au même niveau, un peu inférieur à 50, qu’en avril. Lire la suite

Dynamique mondiale contrastée – Ma chronique macroéconomique

5 points à observer cette semaine pour appréhender la conjoncture globale

Point #1La dynamique de l’économie globale reste faible
Les chiffres de la production industrielle mondiale à fin mars sont toujours très faibles et le commerce mondial est quasiment à l’arrêt sur un an. Cela confirme l’idée que l’on peut pas attendre d’impulsion en provenance du reste du monde et que la croissance doit avant tout se trouver localement. C’est un défi majeur pour tous,, y compris les pays développés, et notamment l’Europe qui a été plus suiveuse que leader au cours des dernières décennies.
Les chiffres européens sont meilleurs depuis quelque temps en raison du focus porté sur le marché domestique. Il faut aller plus loin pour accentuer encore davantage la dynamique d’emploi et de revenu. Lire la suite