Fed: La normalisation annoncée 

La Federal Reserve a remonté son taux d’intérêt de référence de 25 points de base. Il s’inscrit désormais dans le corridor [1; 1.25%]. C’est la 4eme hausse de taux depuis décembre 2015.
L’impact est très limité sur les taux d’intérêt car la Fed l’avait annoncée. C’est d’ailleurs la même stratégie qui est adoptée sur la question de la gestion du bilan. En communiquant très à l’avance chaque investisseur peut modifier ses anticipations et l’équilibre de son portefeuille. De la sorte, lorsque la nouvelle est effective l’impact est faible. Cela est aussi observable sur les marchés émergents qui se portent bien en dépit de la hausse des taux US. Par le passé, il y avait rapatriement de capitaux lors du resserrement de la Fed car les investisseurs étaient surpris. Là ils ne le sont pas.

La banque centrale américaine considère que ses objectifs sont atteints ou quasiment avec un taux de chômage a 4.3% et un taux d’inflation proche de 2%.  Lire la suite

L’accord de Paris et l’équité pour les américains

L’accord de Paris est il inéquitable pour les Etats-Unis? Donald Trump a expliqué son retrait de l’accord par un prix trop important à payer pour les américains.
En utilisant trois mesures différentes le professeur de Princeton Peter Singer montre que ce n’est pas le cas et que les Etats-Unis étaient dans une situation plutôt avantageuse selon les termes de l’engagement pris par Barack Obama.
Une mesure simple: les USA représentent 5% de la population mondiale mais 15% des émissions. La logique pourrait être d’obliger les USA à réduire leurs émissions de 2/3. Or Obama avait signé pour une réduction de 27% des émissions enregistrées en 2005 à l’horizon 2025. Est ce vraiment inéquitable?
Lire le papier ici

Sur la distribution des revenus aux USA 

La création de comptes de revenus selon leur répartition permet une lecture fine de l’évolution des inégalités. Piketty, Saez et Zucman montrent l’évolution des revenus avant et après impôts et redistribution aux USA par niveau de revenu. Ils constatent notamment le croisement fort et brutal de la part des revenus avant impôts des 5 premiers déciles et du 1% ayant les revenus les plus élevés. La part des premiers dans le revenu national est passé d’environ 20% dans les années 70 à un peu plus de 12% en 2014. Pour le pour-cent le chemin est inverse de 11% environ dans les années 70 à 20% aujourd’hui. 

La comparaison avec la France pour le profil des 5 premiers déciles est très favorable à l’hexagone. Il valait mieux être en France qu’aux USA 

Lire le court document résumant un travail plus détaillé ici 
On peut aussi consulter cette synthèse de @martin_anota sur son blog Voir ici

USA – Les entreprises au bord de la crise de nerfs?

L’abandon du plan santé par les Républicains aux Etats-Unis crée les conditions pour un retournement conjoncturel.
La logique est simple.
1 – On constate depuis Janvier 2015 une inflexion dans les indicateurs d’activité. J’avais déjà noté ce point iciLe profil de la production industrielle et celui de la production manufacturière marquent une inflexion significative en janvier 2015. On l’observe aussi sur les taux d’utilisation des capacités de production.(voir les graphes en fin de post)
En d’autres termes, la dynamique macroéconomique n’est pas euphorique outre-Atlantique.
2 – Les enquêtes auprès des chefs d’entreprise sont, elles, euphoriques. L’indice ISM du secteur manufacturier est cohérent avec une croissance très solide et très dynamique. L’indice NFIB des PME est quasiment à son plus haut historique après une rupture à la hausse en décembre. Ces indices sont en décalages avec les indicateurs d’activité. Sur ce point, on observe un décalage très net entre l’indice ISM du secteur manufacturier et l’indice (CFNAI) calculé par la Fed de Chicago et synthétisant l’évolution de 85 variables réelles.(graphes en fin de post) Lire la suite

La Fed confiante en l’économie

La Fed a remonté son taux de référence de 25 points de base. Son corridor d’évolution est désormais de 0.75 à 1% contre 0.5 à 0.75% depuis la mi-décembre.
La banque centrale américaine signale qu’elle devrait remonter son taux encore deux fois cette année pour terminer à 1.375% en milieu de fourchette du corridor. Elle devrait faire la même chose en 2018 pour un taux à 2.125% en milieu de fourchette et un taux de 3% en 2019. Pour 2017 il n’y a pas d’accélération prévue du mouvement haussier.
La Fed a noté la robustesse de l’économie et c’est le point que Yellen voulait signaler. Elle l’a indiqué clairement dans la réponse à une question lors de la conférence de presse. La banque centrale semble avoir atteint ses objectifs sur l’activité et l’inflation et c’est une des raisons pour remonter son taux de référence.  Lire la suite