Election Présidentielle Française – Après le premier tour

Le premier tour des élections présidentielles se termine par la qualification d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour le second tour.
Les sondages avaient bien vu la hiérarchie du résultat final comme le montre le graphe ci-dessous. Il n’y a pas de surprise mais l’on constate que la progression de Macron, depuis 10 jours, s’est définitivement transformée en une première place alors qu’il avait toujours été second depuis le début du mois de février.
France-résultat-premier tour
Le risque d’un vote massif pour le Front National n’a pas été constaté même si Le Pen obtient plus de voix que lors des élections européennes de 2015. Fillon n’a pas eu d’électeurs cachés qui auraient hésité à indiquer leur vote dans les sondages. Hamon termine ce parcours au plus bas que le dernier point de sondage.
A minuit trente, le taux d’abstention est estimé à 21.5% contre 20.52% en 2012. Lire la suite

Les risques d’instabilité d’une nouvelle monnaie en France

Voici la version in extenso de ma chronique hebdomadaire sur Forbes dont l’original  est disponible ici 

L’Europe est un facteur clé de la campagne présidentielle même si ce thème a été peu abordé lors des deux débats télévisés. Parmi les 4 candidats ayant les positions les plus fortes dans les sondages, l’Europe est discriminante. Ce doit être le premier facteur discriminant entre les candidats pour n’importe quel électeur. 

Pour deux d’entre eux, Emmanuel Macron et François Fillon, l’objectif est d’approfondir les institutions existantes même si les modalités ne sont pas identiques pour chacun d’entre eux. Ni l’un ni l’autre ne souhaite cependant sortir de la zone Euro.
En revanche pour les deux autres candidats du Top 4, Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon, l’Europe est, au regard des institutions européennes, une source de rupture pour la France. L’un et l’autre envisagent une négociation avec l’Europe pour changer ces institutions et redonner à la France la possibilité de retrouver son autonomie de décision. En cas d’échec probable de ces discussions, car les autres pays n’ont pas forcément la volonté de changer de cadre, et avec l’appui d’un référendum, les deux candidats envisagent une sortie de l’Europe.

Dans chacun des deux cas, la monnaie revient au cœur du nouveau cadre à définir. Lire la suite

Les risques d’instabilité d’une nouvelle monnaie en France – Ma chronique pour Forbes

Ma chronique hebdomadaire pour http://www.forbes.fr est disponible ici Le thème, cette semaine porte sur les risques d’instabilité et l’incertitude associés à une nouvelle monnaie en France.

L’Europe est un facteur clé de la campagne présidentielle même si ce thème a été peu abordé lors des deux débats télévisés. Parmi les 4 candidats ayant les positions les plus fortes dans les sondages, l’Europe est discriminante. Ce doit être le premier facteur discriminant entre les candidats pour n’importe quel électeur. 

Pour deux d’entre eux, Emmanuel Macron et François Fillon, l’objectif est d’approfondir les institutions existantes même si les modalités ne sont pas identiques pour chacun d’entre eux. Ni l’un ni l’autre ne souhaite cependant sortir de la zone Euro.
En revanche pour les deux autres candidats du Top 4, Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon, l’Europe est, au regard des institutions européennes, une source de rupture pour la France. L’un et l’autre envisagent une négociation avec l’Europe pour changer ces institutions et redonner à la France la possibilité de retrouver son autonomie de décision. En cas d’échec probable de ces discussions, car les autres pays n’ont pas forcément la volonté de changer de cadre, et avec l’appui d’un référendum, les deux candidats envisagent une sortie de l’Europe.
Dans chacun des deux cas, la monnaie revient au cœur du nouveau cadre à définir.

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La croissance, contrainte du nouveau président français

Cet article a été publié le 31  mars sur le site de http://www.Forbes.fr sous le titre «Le Nouveau Président Français Et La Croissance A 1%» Il est disponible ici

Il est disponible in extenso ci-dessous

Le nouveau président de la République Française sera confronté à une économie dont la croissance est, spontanément, proche de 1%. C’est le chiffre moyen constaté depuis le début de l’année 2013. Son challenge sera de s’écarter durablement de cette trajectoire afin de créer suffisamment d’emplois, pour réduire le chômage, et pour générer des revenus supplémentaires afin de financer le système social de façon plus efficace et plus complète.

Bien sûr chaque candidat est plutôt optimiste sur le profil attendu de la croissance. En 2021/2022 le chiffre moyen serait un peu inférieur à 2%. En 5 ans, le nouveau président fait l’hypothèse qu’il pourrait presque doubler le taux de croissance de l’économie française. C’est très ambitieux.

Au regard des profils de croissance attendus et des hypothèses faites par les différents candidats, la crise, qui dure depuis presque 10 ans, n’aurait eu finalement qu’un effet transitoire puisque l’économie pourrait, à la fin du nouveau quinquennat, converger vers sa tendance antérieure, celle d’avant crise. C’est une analyse qui est certainement fausse; l’économie française a été durablement affectée par cette crise. Comme la plupart des économies occidentales, elle a subi des chocs forts et persistants qui ont eu raison de sa dynamique de croissance. Les Etats-Unis, le Royaume Uni et d’autres connaissent une situation similaire. La croissance lente n’est pas un phénomène spécifique à la France et les autres pays tardent aussi à trouver la solution pour retrouver l’allure d’avant crise.

France-2016-T4-croissance+tendance
Au regard des chiffres de l’économie française, les projections des candidats montrent une forte dose de volontarisme car spontanément ce n’est pas vers 2% que converge l’économie. Lire la suite

La croissance, contrainte du nouveau président – Ma contribution pour Forbes

Ma chronique hebdomadaire publiée sur http://www.forbes.fr  est disponible ici
Le thème cette semaine porte sur l’élection présidentielle et la croissance limitée de l’économie française

Le nouveau président de la République Française sera confronté à une économie dont la croissance est, spontanément, proche de 1%. C’est le chiffre moyen constaté depuis le début de l’année 2013. Son challenge sera de s’écarter durablement de cette trajectoire afin de créer suffisamment d’emplois, pour réduire le chômage, et pour générer des revenus supplémentaires afin de financer le système social de façon plus efficace et plus complète.
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France-Royaume Uni – Pas la même monnaie mais le même profil industriel

Post Hoc Ergo Propter Hoc
L’appartenance à la zone Euro est il un handicap pour l’activité industrielle? C’était une question posée lors du débat sur les présidentielles françaises.
Effectivement la France, l’Espagne et l’Italie ont un décalage vis à vis de l’Allemagne. Cela ne serait que la conséquence majeure de l’appartenance à la zone Euro.
Plus tard dans le débat il a été évoqué la performance exceptionnelle du Royaume Uni.
Pourtant lorsque l’on regarde la production industrielle de la France et du Royaume Uni on constate que le profil est le même malgré la non-appartenance du Royaume Uni à la zone Euro.
Le profil de l’économie française ne se lit pas qu’au travers son appartenance à la zone Euro. La question est plus complexe qu’une tirade sur une estrade car l’économie est tout sauf simpliste.

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