Dette Publique – Dette Privée – Partie 2 (version in extenso)

La semaine dernière (voir ici) j’évoquais l’importance de la dette publique comme actif permettant de transférer dans le temps la richesse avec un risque réduit et la possibilité qu’elle donnait d’amortir les chocs sur la conjoncture de façon efficace. Je disais également que la question de la dette publique me préoccupait moins que celle de la dette privée et notamment de celle des ménages.

La différence majeure entre la dette publique et celle des ménages est que l’Etat a la possibilité, s’il est crédible, d’émettre à des maturités parfois très longues ce que ne peut pas faire un ménage. La souplesse dans l’adaptation à un choc est de nature très différente. Lire la suite

Dette Publique – Dette Privée – Partie 2 (chronique pour Forbes)

La semaine dernière (voir ici) j’évoquais l’importance de la dette publique comme actif permettant de transférer dans le temps la richesse avec un risque réduit et la possibilité qu’elle donnait d’amortir les chocs sur la conjoncture de façon efficace. Je disais également que la question de la dette publique me préoccupait moins que celle de la dette privée et notamment de celle des ménages……
Lire ici la suite dans la chronique hebdomadaire sur Forbes

Dette Publique, Dette Privée (ma chronique in extenso)

La dette publique c’est le mal. C’est le genre d’affirmation que l’on voit souvent dans les gazettes. C’est cependant une affirmation erronée. Si l’on doit s’inquiéter d’une dette excessive, cela doit être celle du secteur privé. C’est cette dette privée, notamment celle des ménages, qui était à l’origine de la crise de 2007, ce n’est pas la dette publique dont le niveau était réduit avant la crise. Dix ans après, la dette privée reste à un niveau élevé notamment en Europe. Cela limite les capacités d’ajustement des acteurs du secteur privé.

Mais avant d’évoquer la dette privée, il faut revenir sur la question de la dette publique. On peut ici faire plusieurs remarques :

 

1 – Le rôle majeur de la dette publique est de permettre de transférer la richesse dans le temps avec un risque réduit. Lire la suite

Dette Publique – Dette privée (Chronique pour Forbes)

La dette publique c’est le mal. C’est le genre d’affirmation que l’on voit souvent dans les gazettes. C’est cependant une affirmation erronée. Si l’on doit s’inquiéter d’une dette excessive cela doit être celle du secteur privé. C’est cette dette privée, notamment celle des ménages, qui était à l’origine de la crise de 2007, ce n’est pas la dette publique dont le niveau était réduit avant la crise. Dix ans après, la dette privée reste à un niveau élevé notamment en Europe. Cela limite les capacités d’ajustement des acteurs du secteur privé.

Mais avant d’évoquer la dette privée, il faut revenir sur la question de la dette publique. On peut ici faire plusieurs remarques:……

Lire la suite de ma chronique hebdomadaire sur Forbes ici

La dette publique est utile à la croissance

Les questions sur la dette publique sont un peu dans les discussions économiques comme un marronnier: la dette publique focalise l’ensemble des inquiétudes et des incertitudes sur l’évolution d’un pays. Une augmentation trop rapide est perçue comme un signal de dégradation irrémédiable du futur.
Ce n’est pas aussi simple, heureusement.
Lire la suite

Les politiques d’austérité pendant le crise: une bonne recette pour miner la reprise et accroitre la probabilité de récession 

Le graphe ci dessous traduit bien l’histoire de la politique économique depuis le début de la crise. Alors que les banquiers centraux ont réduit les taux d’intérêt pour faire face à la contraction de l’activité, les gouvernements en ont rajouté en mettant en place des politiques d’austérité.

En d’autres termes, la politique monétaire buttait sur la contrainte de non négativité des taux d’intérêt sans pour autant faire repartir l’économie. Mais les gouvernements, notamment en zone euro, ont insisté pour limiter la hausse de la dette publique. 

Cela s’est traduit par une économie qui était KO et qui en plus était contrainte sur sa politique économique. La récession n’était que la résultante de ces erreurs de politique économique.  Je crois qu’il ne doit pas y avoir trop d’ambiguïté sur ces points. 

 

source IMF

 
Dans un long papier publié dans le Guardian, Paul Krugman revient dans le détail sur la façon dont ces politiques ont été mises en œuvre. Il évoque l’austérité génératrice de croissance d’Alesina, la hausse spectaculaire de l’inflation et des taux d’intérêt après la mise en place de politiques monétaires non orthodoxes (Ferguson), les bond vigilantes mais aussi le fameux seuil de 90% que ne devait pas dépasser la dette publique (Reinhard et Rogoff).  Tous es éléments qui ont plongé la zone euro dans une longue récession dont elle sort à peine. En outre, la Grèce, qui était montré en exemple de ce qu’il ne fallait pas faire, est restée un cas isolé car vraiment spécifique.

Il indique aussi que si le Royaume Uni a été restrictif sur le plan budgétaire, cela fait un moment qu’il ne l’est plu et c’est une explication majeure de la croissance britannique. (3ème graphe dans le papier de Krugman)

 

Source: Krugman

 
Enfin Paul Krugman s’interroge sur cette opposition aux analyses keynésiennes et là aussi c’est plein d’enseignements