Quantitative Easing de la BCE – Le contresens d’un candidat dans une interview au Parisien

Vidéo

Dans cette vidéo (interview au Parisien) Marine Le Pen évoque la BCE.
Elle indique que la réduction du quantitative easing (QE) de la BCE (de 80 milliards par mois jusqu’en mars 2017 à 60 milliards à partir d’avril et jusqu’en décembre prochain au moins) traduit le fait que la BCE ne croit plus à l’euro. C’est un contresens incroyable
La BCE a mis en place le QE afin de soutenir la zone Euro afin de retrouver une allure de croissance et d’inflation plus compatible avec ses objectifs. Elle a réduit le montant car elle considère que le risque de déflation s’est réduit et que la croissance a une meilleure allure.
Ce contresens est impressionnant de la part d’un candidat à l’élection présidentielle.
Mais est ce un contresens ou une manipulation pour tromper?

 

La Fed, la BCE: 2 politiques monétaires qui ne convergent pas

Voici la version in extenso de ma chronique publiée sur Forbes.fr et qui est disponible ici

La dynamique actuelle des politiques monétaires est fascinante. La Federal Reserve (la Fed), la banque centrale des Etats-Unis, vient d’annoncer la mise en place à la fin de l’année d’une stratégie en rupture avec celle mise en œuvre depuis décembre 2008. La Fed sortirait enfin de la crise financière qui a débuté en 2007/2008. De son côté la Banque Centrale Européenne (BCE) maintient le cap d’une politique très accommodante dans la durée. La zone Euro n’est pas, elle, capable de réduire les béquilles monétaires qui ont suivi la crise de 2008 et celle de 2012.

Il y a plusieurs points de divergence entre les deux géants économiques. Lire la suite

La Fed, la BCE: 2 politiques monétaires qui ne convergent pas – Ma contribution pour Forbes

Ma chronique hebdomadaire publiée sur http://www.forbes.fr  est disponible ici
Le thème cette semaine porte sur la divergence des politiques monétaires aux USA et en zone Euro

« La dynamique actuelle des politiques monétaires est fascinante. La Federal Reserve (la Fed), la banque centrale des Etats-Unis, vient d’annoncer la mise en place à la fin de l’année d’une stratégie en rupture avec celle mise en œuvre depuis décembre 2008. La Fed sortirait enfin de la crise financière qui a débuté en 2007/2008. De son côté la Banque Centrale Européenne (BCE) maintient le cap d’une politique très accommodante dans la durée. La zone Euro n’est pas, elle, capable de réduire les béquilles monétaires qui ont suivi la crise de 2008 et celle de 2012. »
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Sur les déséquilibres en zone Euro – Ma chronique macroéconomique

Lors de son intervention au Parlement européen, Mario Draghi a été clair quant aux fondements de la politique monétaire. Il s’agit de faciliter le chemin vers une croissance économique plus soutenue avec normalisation de l’inflation.
Il s’est défendu de n’orienter la politique qu’en fonction de l’Allemagne comme cela avait été souligné par Donald Trump et surtout par Peter Navarro le président du Conseil National du Commerce (National Trade Council) qui récemment fustigeait la BCE et la zone Euro pour avoir créer des conditions trop favorables à l’Allemagne.
Il répond aussi à Wolfgang Schauble, le ministre des finances allemand entré en campagne électorale récemment, que l’euro doit bénéficier à tous et que la politique monétaire n’est pas conditionnée par la situation allemande.
Mario Draghi a raison. Navarro prolonge l’orientation définie par Trump visant à déstabiliser la zone Euro et à faire éclater les institutions européennes.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’existe pas de déséquilibre en zone Euro. Lire la suite

Sur le mouvement récent de hausse des taux d’intérêt

Publié initialement, le 9 février, sur le site http://www.Forbes.fr  sous le titre «Le Mouvement Haussier Sur Les Taux D’Intérêt Est-Il Si Fort Que Cela ?» et disponible ici

De tous les grands pays industrialisés, c’est en France que le taux d’intérêt de long terme est remonté le plus fortement depuis l’élection de Donald Trump. Le Royaume-Uni est en revanche celui dont les taux d’intérêt in fine ont le moins bougé quand on regarde de date à date.
Après l’élection du 8 novembre, l’attention s’était d’abord portée sur les taux américains en raison d’une remontée rapide liée notamment à des anticipations plus fortes sur la croissance américaine. Mais, 3 mois après, ce n’est pas là-bas que  le parcours a été le plus fort. Lire la suite