La BCE n’a pas changé dans sa réflexion sur la politique monétaire de la zone Euro.

La BCE n'a pas modifié sa façon de réfléchir à la politique monétaire. C'est ce que l'on peut conclure après la réunion de la BCE ce jour. Les interprétations excessives qui avaient été faites après le discours de Draghi à Sintra ne sont pas validées.
Pour une analyse complète lire mon post sur la version anglaise de ce blog. Lire The ECB hasn’t changed its mind on its monetary policy | Philippe Waechter's blog
https://philippewaechter.en.nam.natixis.com/2017/07/20/the-ecb-hasnt-changed-its-mind-on-its-monetary-policy/

Les Banques Centrales changent-elles de tempo?

Les banques centrales sont-elles devenues des sources de confusion pour les investisseurs ? C’est ce que l’on pourrait penser après les propos tenus par Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, et par Mark Carney le gouverneur de la Banque d’Angleterre. Lors d’un séminaire organisé par la BCE, la semaine du 26 juin, l’un et l’autre ont eu des propos pouvant suggérer un changement rapide de la politique menée par ces deux institutions.

Mario Draghi s’est appuyé sur la plus grande robustesse du cycle économique en zone Euro pour signifier que la BCE devait en prendre compte dans la détermination de sa stratégie. Il a ainsi évoqué la disparition du risque déflationniste et l’apparition d’une situation de reflation. Ces propos ont immédiatement été interprétés comme le signal d’une fin programmée de la politique monétaire accommodante avec un arrêt dans un temps fini des achats d’actifs. Cela s’est traduit par une hausse de la monnaie européenne face au dollar et une remontée rapide des taux d’intérêt de long terme. La BCE a indiqué que ces mouvements étaient excessifs et traduisaient une sur-interprétation des propos de son président. Lire la suite

Le dilemme de la Banque d’Angleterre

Sur mon blog anglais j’ai fait un petit papier sur l’arbitrage auquel la Banque d’Angleterre a à faire face. Il y a un choc persistant lié au Brexit mais aussi un taux d’inflation bien au-dessus de la cible de 2%. Comment faut il arbitrer? Pour l’instant la BoE a maintenu le statu quo mais sa marge s’est réduite. Le vote de 7 à 1 observé précédemment s’est transformé en un 5 pour le maintien du taux et 3 pour une hausse du taux de référence.
Lire la suite ici

Fed: La normalisation annoncée 

La Federal Reserve a remonté son taux d’intérêt de référence de 25 points de base. Il s’inscrit désormais dans le corridor [1; 1.25%]. C’est la 4eme hausse de taux depuis décembre 2015.
L’impact est très limité sur les taux d’intérêt car la Fed l’avait annoncée. C’est d’ailleurs la même stratégie qui est adoptée sur la question de la gestion du bilan. En communiquant très à l’avance chaque investisseur peut modifier ses anticipations et l’équilibre de son portefeuille. De la sorte, lorsque la nouvelle est effective l’impact est faible. Cela est aussi observable sur les marchés émergents qui se portent bien en dépit de la hausse des taux US. Par le passé, il y avait rapatriement de capitaux lors du resserrement de la Fed car les investisseurs étaient surpris. Là ils ne le sont pas.

La banque centrale américaine considère que ses objectifs sont atteints ou quasiment avec un taux de chômage a 4.3% et un taux d’inflation proche de 2%.  Lire la suite

Qu’attendre de la politique monétaire de la BCE?

C’est la question que l’on peut se poser au lendemain de la conférence de presse de Mario Draghi à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire.

Le président de la BCE a clairement insisté pour convaincre son auditoire et l’ensemble des investisseurs qu’il n’était pas question pour l’instant de modifier la façon de faire de la banque centrale même si celle-ci a amendé la façon dont elle encadrait son action. Dans le communiqué de presse, la mention d’une possible baisse des taux d’intérêt a été gommée. Ce n’est pas cependant suffisant pour indiquer l’annonce d’un changement de politique selon Mario Draghi. La BCE n’est pas près et pas prête à changer de politique.

L’inflation insuffisante, toujours très éloignée de la cible de 2% définie par la BCE, est le principal facteur de cette stabilité. Le président de la BCE a encore insisté pour indiquer que la volatilité de l’inflation ne reflétait que celle du prix du pétrole. Les autres composantes sont beaucoup plus stables et ne progressent en moyenne que d’un peu moins de 1% par an depuis 3 ans. C’est peu et toujours inférieur à la cible. Dès lors la BCE n’a pas de raison de hâter un changement de politique. Lire la suite

Quelle évolution pour la politique de la BCE?

C’est la question que l’on peut se poser au lendemain de la conférence de presse de Mario Draghi à l’issue de la réunion du comité de politique monétaire.

Le président de la BCE a clairement insisté pour convaincre son auditoire et l’ensemble des investisseurs qu’il n’était pas question pour l’instant de modifier la façon de faire de la banque centrale même si celle-ci a amendé la façon dont elle encadrait son action. Dans le communiqué de presse, la mention d’une possible baisse des taux d’intérêt a été gommée. Ce n’est pas cependant suffisant pour indiquer l’annonce d’un changement de politique selon Mario Draghi. La BCE n’est pas près et pas prête à changer de politique.

On peut aussi raisonner un peu différemment sur la logique de la politique monétaire afin de disposer d’une explication rationnelle sur ce que fait et fera l’institut d’émission.

La suite est à lire dans ma chronique hebdomadaire pour Forbes. Elle est disponible ici