Plus de croissance en 2017 mais moins d’inflation tout le temps selon la BCE

Vous trouverez ci-dessous les graphes relatifs aux prévisions de croissance, d’inflation et d’inflation sous jacente de la BCE après la réunion de septembre.  Il y a accélération de la croissance en 2017 mais statu quo, par rapport à juin, sur 2018 et 2019. En revanche, l’inflation se réduit, y compris l’inflation sous jacente. La convergence vers 2% ne se fera pas avant 2020. Imaginez alors des taux de la BCE au niveau actuel jusqu’en 2019.

BCE-2017-septembre-croissancePIB
bce-2017-septembre-inflation
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Trumponomics

Publié initialement, le 27 Janvier, sur le site Forbes.fr sous le titre « A La Recherche Des Fondements De La Trumponomics » et disponible ici

Le commerce mondial est un jeu à somme nulle : « Ce que je gagne, tu le perds et ce que tu gagnes, je le perds ». C’est en résumé la lecture qu’a Donald Trump de l’économie globale. Il faut donc accroître la part du gâteau américain et, en parallèle, se donner les moyens d’affaiblir le reste du monde.

Dans son discours d’investiture, c’est ce cadre qui sert de référence au discours économique. Ce cadre économique restreint apparaît finalement comme un moyen et un support aux choix politiques faits par la nouvelle administration américaine. Une expression lapidaire résume cette stratégie : « Acheter américain, embaucher américain » Lire la suite

Politique Budgétaire et Italie – Ma chronique macroéconomique

4 points à analyser la semaine écoulée pour mieux appréhender la macroéconomie globale

Point #1 La dynamique globale reste limitée
Sur un an, le commerce mondial est en hausse de 0.8% et la production industrielle mondiale de 1.6%. La croissance globale reste très loin des chiffres d’avant crise tant pour la production industrielle que pour les échanges. Ils sont même plus faibles que ceux enregistrés en 2014.
Pas étonnant que l’idée d’une politique soutenant la demande revienne dans tous les esprits. A ce rythme de croissance on ne crée pas suffisamment de richesse. Comme la politique monétaire ne peut pas franchement aller au-delà de ce qu’elle a déjà fait, il faut trouver un relais. La politique budgétaire est la bon instrument pour essayer de caler rapidement l’économie sur une trajectoire plus élevée. En outre elle peut bénéficier de taux d’intérêt faibles.
C’est la bonne solution car mettre en oeuvre des réformes structurelle au sein d’une économie peu dynamique c’est prendre des risques importants. En effet, changer les règles alors que la croissance est faible c’est favoriser l’immobilisme car personne ne souhaite lâcher sa position. Chacun sait ce qu’il a mais ne sait pas ce qu’il aura. Si l’on veut faire des réformes structurelles il faut que la croissance soit perçue comme durable afin de réduire cette incitation à conserver son acquis. Lire la suite

La dynamique Trump – Ma chronique macroéconomique

La semaine écoulée a été écrasée par la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Même si en nombre de voix Hillary Clinton a gagné, Donald Trump a largement triomphé. Clinton a gagné 147 de ses 232 grands électeurs sur 9 Etats seulement. Dans ses Etats elle l’emporte avec plus de 15% d’avance. Trump l’emporte avec plus de 15 points d’écart dans 19 Etats même si cela ne lui a rapporté que 117 grands électeurs sur 306.
La stratégie moins concentrée des républicains a gagné lors de ces élections. Il y a sur ce point une erreur stratégique des démocrates qui ne se sont focalisés sur les Etats rapportant un grand nombre de grands électeurs. C’est insuffisant.

Les raisons de la victoire du candidat républicain ne peuvent pas être directement trouvée dans les explications économiques habituelles. Ainsi dans les Etats clés de l’élection (les swing states) le taux de chômage est partout inférieur au taux de chômage national. Il faut donc chercher sur d’autres critères pusa-2016-oct-sept-txchomageregionallour comprendre la victoire républicaine. Lire la suite

IS-LM et la macroéconomie moderne

Marin Anota, dont j’ai déjà parlé, a eu la très bonne idée de traduire en français deux posts de Paul Krugman sur le modèle ISLM. Cette représentation stylisée de l’économie est probablement la meilleure façon de comprendre les enjeux du moment sur le plan des ajustements macroéconomiques et de la politique économique.
Elle est l’idée que se faisait John R.Hicks en 1937 (voir ici)  de la théorie de Keynes dans la Théorie Générale (voir ici).  La courbe IS représente l’équilibre de la demande de biens et la courbe LM traduit l’équilibre monétaire. Le croisement des deux courbes définit l’équilibre.
Paul Krugman est, à juste titre, un défenseur de l’approche keynésienne et son interprétation du modèle permet de mieux comprendre des enjeux macroéconomiques récents comme la stagnation séculaire.

IS-LM et la macroéconomie moderne

Par Annotations le mercredi 6 juillet 2016, 16:00 – Epistémologie et histoire de la pensée – « Beaucoup de lecteurs (…) ont demandé une explication du modèle IS-LM. (…)

Rappelons qu’IS-LM fait référence à la relation entre l’investissement (I) et l’épargne (S), ainsi qu’à la relation entre la liquidité (L) et la monnaie (M) (…). La première chose que vous devez savoir est qu’il y a plusieurs manières correctes d’expliquer le modèle IS-LM, parce qu’il s’agit d’un modèle mettant en interaction plusieurs marchés et vous pouvez ainsi y entrer via différents angles ; chacun d’entre eux peut constituer un bon point de départ. Lire la suite