Pas d’accélération attendue de l’inflation en zone Euro

Au regard de l’évolution du prix du pétrole, le taux d’inflation pour la zone Euro (voir ici) m’a paru un peu élevé. En regardant un peu plus avant je m’aperçois que la baisse du prix du pétrole n’a pas été accompagnée par un mouvement similaire de la contribution de l’énergie au taux d’inflation.
C’est ce que montre le graphe suivant.
La courbe en bleu montre l’évolution sur un an du prix du pétrole en euro. En août 2017 le chiffre est proche de 0%. Cependant, on voit que la courbe violette, qui est la contribution de l’énergie au taux d’inflation, n’a pas eu la même allure au cours des dernier mois. La contribution a reculé par rapport aux points de début d’année mais pas dans les mêmes proportions que ce que suggère le prix du pétrole.
La courbe rouge est la variation du prix du pétrole en faisant l’hypothèse d’un prix à 52.5USD (moyenne Janvier à août 2017) et d’un taux de change qui suit les évolutions récentes et qui reste à 1.18 pour le reste de l’année 2017. La variation annuelle sur les derniers mois de 2017 va rester négative. Même si l’on fait une hypothèse à 55 dollars la variation annuelle termine en territoire négatif. Cela devrait tirer vers le bas la contribution de l’énergie et de ce fait limiter le taux d’inflation de la zone Euro au cours des derniers mois de 2017.
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Inflation plus rapide en zone Euro

L’inflation de la zone Euro s’est accélérée en août à 1.5% contre 1.3% en juillet.

Ce mouvement haussier traduit 3 phénomènes: le rebond de la contribution de l’énergie, la hausse continue de la contribution des prix de l’alimentation et l’accélération depuis avril de la hausse du prix des services.
L’indice sous-jacent (biens et services) qui avait une contribution relativement stable (entre 0.5 et 0.6%) au taux d’inflation depuis 2014 est désormais entre 0.8 et 0.9%. La hausse de l’euro va caper le mouvement en réduisant la contribution des prix des biens manufacturés mais cela ne compensera pas totalement ce que l’on observe sur les services pour lesquels l’impact de la hausse de l’euro est limité. Il est possible qu’il y ait eu un léger changement de régime sur l’indice sous-jacent.
Cela alertera-t-il la BCE? Il est encore trop tôt pour le dire mais il est possible que la dynamique des prix soit moins prévisible que ce qui était imaginé. Trop tôt quand même pour le dire – l’exemple américain nous montre que les hausses de l’inflation peuvent n’être que temporaire.
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L’inflation française à 0.9% en Août

L’estimation avancée de l’inflation française est ressortie à 0.9% en Août après 0.7% en juillet. La décomposition est une contribution d’un peu de 0.4% pour l’énergie et d’un peu plus de 0.5% pour les autres composantes de l’indice des prix. La composante la plus volatile est l’énergie en raison des fluctuations du prix du pétrole. On note cependant que la composante hors énergie est stable depuis le milieu de l’année 2014. Peu de tensions sur l’appareil productif et une capacité à fixer les prix qui est réduite. La France n’est pas forcément très différente des autres pays développés mais partout l’ajustement nominal n’est plus aussi déterminant dans la dynamique cyclique. Cela veut dire que cet ajustement se fait principalement sur les données réelles que sont l’activité et l’emploi. Pas sûr que l’on gagne au change
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L’inflation s’accélère encore au Royaume-Uni.

La situation britannique devient plus complexe. L’inflation s’est accélérée à 2.7% en avril et l’inflation sous-jacente à 2.5%. Ce sont des chiffres qui n’avaient pas été constatés depuis l’automne 2013 pour le taux d’inflation. Ces effets reflètent principalement l’impact de la dépréciation du sterling. Il y a un an l’inflation britannique n’était qu’à 0.3% et le taux d’inflation sous-jacent qu’à 1.2%. C’est le passage de 1.2% à 2.5% qui est le plus problématique alors que l’économie anglaise n’accélère pas.
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Le souci est que les salaires ne vont pas suivre cette accélération des prix. L’écart est déjà significatif. Lire la suite