Ricardo et la théorie de l’avantage comparatif – Joyeux anniversaire

Le 19 avril 1817, david Ricardo publiait son fameux traité « Des principes de l’économie politique et de l’impôt » dans lequel il développait la théorie des avantages comparatifs, élément fondamental et fondateur de la théorie du commerce international.
Douglas Irwin, professeur au Dartmouth College, fête ce deux centième anniversaire dans la note jointe.
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Les risques d’instabilité d’une nouvelle monnaie en France

Voici la version in extenso de ma chronique hebdomadaire sur Forbes dont l’original  est disponible ici 

L’Europe est un facteur clé de la campagne présidentielle même si ce thème a été peu abordé lors des deux débats télévisés. Parmi les 4 candidats ayant les positions les plus fortes dans les sondages, l’Europe est discriminante. Ce doit être le premier facteur discriminant entre les candidats pour n’importe quel électeur. 

Pour deux d’entre eux, Emmanuel Macron et François Fillon, l’objectif est d’approfondir les institutions existantes même si les modalités ne sont pas identiques pour chacun d’entre eux. Ni l’un ni l’autre ne souhaite cependant sortir de la zone Euro.
En revanche pour les deux autres candidats du Top 4, Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon, l’Europe est, au regard des institutions européennes, une source de rupture pour la France. L’un et l’autre envisagent une négociation avec l’Europe pour changer ces institutions et redonner à la France la possibilité de retrouver son autonomie de décision. En cas d’échec probable de ces discussions, car les autres pays n’ont pas forcément la volonté de changer de cadre, et avec l’appui d’un référendum, les deux candidats envisagent une sortie de l’Europe.

Dans chacun des deux cas, la monnaie revient au cœur du nouveau cadre à définir. Lire la suite

Les risques d’instabilité d’une nouvelle monnaie en France – Ma chronique pour Forbes

Ma chronique hebdomadaire pour http://www.forbes.fr est disponible ici Le thème, cette semaine porte sur les risques d’instabilité et l’incertitude associés à une nouvelle monnaie en France.

L’Europe est un facteur clé de la campagne présidentielle même si ce thème a été peu abordé lors des deux débats télévisés. Parmi les 4 candidats ayant les positions les plus fortes dans les sondages, l’Europe est discriminante. Ce doit être le premier facteur discriminant entre les candidats pour n’importe quel électeur. 

Pour deux d’entre eux, Emmanuel Macron et François Fillon, l’objectif est d’approfondir les institutions existantes même si les modalités ne sont pas identiques pour chacun d’entre eux. Ni l’un ni l’autre ne souhaite cependant sortir de la zone Euro.
En revanche pour les deux autres candidats du Top 4, Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon, l’Europe est, au regard des institutions européennes, une source de rupture pour la France. L’un et l’autre envisagent une négociation avec l’Europe pour changer ces institutions et redonner à la France la possibilité de retrouver son autonomie de décision. En cas d’échec probable de ces discussions, car les autres pays n’ont pas forcément la volonté de changer de cadre, et avec l’appui d’un référendum, les deux candidats envisagent une sortie de l’Europe.
Dans chacun des deux cas, la monnaie revient au cœur du nouveau cadre à définir.

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Où est la politique économique américaine?

Donald Trump pensait qu’il serait facile de remplacer Obamacare par Trumpcare. Cela a été une erreur et Obamacare restera le système de santé de millions d’américains.
Dans sa campagne, Trump avait aussi indiqué que le commerce extérieur américain était l’otage d’accords commerciaux injustes et toujours en défaveur des USA.
Il est en train de comprendre que la question est beaucoup plus complexe que ce qu’il avait pu imaginer. Désormais ce que l’on peut attendre c’est que rien d’important ne changera. Il y avait un risque de conflit commercial avec le Mexique puis avec la Chine. Ce n’est plus le cas.
Le communiqué de presse publié à l’issue de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jingping ne montre pas les prémices d’une guerre commercial. C’est juste une discussion avec de probables concessions que fera la Chine sur les exportations américaines. Ce n’est pas le début d’un conflit et le surplus chinois est là pour durer encore un bon moment.
En un mot, la campagne du candidat Trump reposait sur l’abrogation de l’Obamacare et sur la possibilité d’une guerre commerciale. Ces deux stratégies ont déjà échoué en moins de 100 jours de présidence Trump. Que va-t-il se passer maintenant? Quelle pourra être la crédibilité de la Maison Blanche? Et qui s’en souciera? Les 4 prochaines années risquent d’être longues…

L’échec de la stratégie de Trump est très clairement expliqué par Paul Krugman dans une tribune du NY Times publié au début du mois d’avril
« Pendant la campagne, Donald Trump a parlé très fort et très souvent de la manière dont il comptait renégocier « les accords commerciaux horribles » des États-Unis et ainsi recréer des millions de vrais bons emplois. Pourtant, jusqu’à présent, rien ne s’est produit. Non seulement la politique commerciale de Trump – le TrumpTrade – n’est nulle part dans les faits ; il n’y a pas non plus la moindre indication de ce qu’elle implique. »
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