Politique et Croissance en zone Euro

La zone Euro apparaît aujourd’hui comme un havre de stabilité. L’élection d’Emmanuel Macron et ses relations fortes avec Angela Merkel ont nourri les attentes d’une économie qui retrouve une croissance plus robuste et d’un espace politique qui veut se donner les moyens nécessaires pour se réformer afin de s’inscrire encore davantage dans la durée.
Cette rupture est remarquable car il y a 6 mois à peine on ne donnait pas cher de la zone Euro. La montée attendue du populisme lors des diverses élections devait fragiliser la construction européenne au risque de créer une dynamique moins coopérative et plus antagoniste.

En ce début du mois de juillet 2017, on relève qu’il n’en est rien et que les électeurs européens n’ont pas suivi le chemin choisi par les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Lire la suite

Les atouts de la croissance française

La croissance de l’économie française va s’accélérer en 2017 et 2018. Elle profitera d’un environnement global plus porteur que l’on peut noter par la hausse du commerce mondial depuis quelques mois. Elle bénéficiera aussi d’une situation de la zone Euro telle que l’on ne l’a pas connu depuis longtemps. Le profil de l’activité s’accélère au sein de tous les pays de la zone, même en Italie, et les chefs d’entreprise sont désormais beaucoup plus optimistes qu’il y a encore quelques mois.
La situation de la zone Euro est aussi caractérisée par la neutralité de la politique budgétaire désormais et par une politique monétaire qui restera accommodante encore un bon moment. Cela veut dire que tant que l’inflation restera bien inférieure à l’objectif de 2% fixé par la BCE, celle-ci ne modifiera pas sa politique monétaire. En outre comme il n’est pas anticipé que le prix du pétrole remonte vivement il n’y aura pas d’accélération de l’inflation et de ce fait les taux d’intérêt longs resteront encore à un niveau très bas. Ce cadre favorise la prise de risque et dope l’envie d’investir.
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Le risque britannique

La croissance du premier trimestre va franchement ralentir au Royaume Uni. Les dépenses des ménages se sont contractées de façon spectaculaire en raison de l’accélération de l’inflation et notamment de la hausse des prix des produits alimentaires, pénalisant ainsi le pouvoir d’achat.
La consommation qui a un champs plus large que les ventes de détail devrait nettement ralentir voire se contracter légèrement.
Il s’agit ici des premiers effets du Brexit via l’effritement du  pouvoir d’achat du consommateur. C’est la première étape
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La croissance, contrainte du nouveau président français

Cet article a été publié le 31  mars sur le site de http://www.Forbes.fr sous le titre «Le Nouveau Président Français Et La Croissance A 1%» Il est disponible ici

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Le nouveau président de la République Française sera confronté à une économie dont la croissance est, spontanément, proche de 1%. C’est le chiffre moyen constaté depuis le début de l’année 2013. Son challenge sera de s’écarter durablement de cette trajectoire afin de créer suffisamment d’emplois, pour réduire le chômage, et pour générer des revenus supplémentaires afin de financer le système social de façon plus efficace et plus complète.

Bien sûr chaque candidat est plutôt optimiste sur le profil attendu de la croissance. En 2021/2022 le chiffre moyen serait un peu inférieur à 2%. En 5 ans, le nouveau président fait l’hypothèse qu’il pourrait presque doubler le taux de croissance de l’économie française. C’est très ambitieux.

Au regard des profils de croissance attendus et des hypothèses faites par les différents candidats, la crise, qui dure depuis presque 10 ans, n’aurait eu finalement qu’un effet transitoire puisque l’économie pourrait, à la fin du nouveau quinquennat, converger vers sa tendance antérieure, celle d’avant crise. C’est une analyse qui est certainement fausse; l’économie française a été durablement affectée par cette crise. Comme la plupart des économies occidentales, elle a subi des chocs forts et persistants qui ont eu raison de sa dynamique de croissance. Les Etats-Unis, le Royaume Uni et d’autres connaissent une situation similaire. La croissance lente n’est pas un phénomène spécifique à la France et les autres pays tardent aussi à trouver la solution pour retrouver l’allure d’avant crise.

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Au regard des chiffres de l’économie française, les projections des candidats montrent une forte dose de volontarisme car spontanément ce n’est pas vers 2% que converge l’économie. Lire la suite