Le risque britannique

La croissance du premier trimestre va franchement ralentir au Royaume Uni. Les dépenses des ménages se sont contractées de façon spectaculaire en raison de l’accélération de l’inflation et notamment de la hausse des prix des produits alimentaires, pénalisant ainsi le pouvoir d’achat.
La consommation qui a un champs plus large que les ventes de détail devrait nettement ralentir voire se contracter légèrement.
Il s’agit ici des premiers effets du Brexit via l’effritement du  pouvoir d’achat du consommateur. C’est la première étape
RU-2017-T1-Vdetail-Conso

La croissance, contrainte du nouveau président français

Cet article a été publié le 31  mars sur le site de http://www.Forbes.fr sous le titre «Le Nouveau Président Français Et La Croissance A 1%» Il est disponible ici

Il est disponible in extenso ci-dessous

Le nouveau président de la République Française sera confronté à une économie dont la croissance est, spontanément, proche de 1%. C’est le chiffre moyen constaté depuis le début de l’année 2013. Son challenge sera de s’écarter durablement de cette trajectoire afin de créer suffisamment d’emplois, pour réduire le chômage, et pour générer des revenus supplémentaires afin de financer le système social de façon plus efficace et plus complète.

Bien sûr chaque candidat est plutôt optimiste sur le profil attendu de la croissance. En 2021/2022 le chiffre moyen serait un peu inférieur à 2%. En 5 ans, le nouveau président fait l’hypothèse qu’il pourrait presque doubler le taux de croissance de l’économie française. C’est très ambitieux.

Au regard des profils de croissance attendus et des hypothèses faites par les différents candidats, la crise, qui dure depuis presque 10 ans, n’aurait eu finalement qu’un effet transitoire puisque l’économie pourrait, à la fin du nouveau quinquennat, converger vers sa tendance antérieure, celle d’avant crise. C’est une analyse qui est certainement fausse; l’économie française a été durablement affectée par cette crise. Comme la plupart des économies occidentales, elle a subi des chocs forts et persistants qui ont eu raison de sa dynamique de croissance. Les Etats-Unis, le Royaume Uni et d’autres connaissent une situation similaire. La croissance lente n’est pas un phénomène spécifique à la France et les autres pays tardent aussi à trouver la solution pour retrouver l’allure d’avant crise.

France-2016-T4-croissance+tendance
Au regard des chiffres de l’économie française, les projections des candidats montrent une forte dose de volontarisme car spontanément ce n’est pas vers 2% que converge l’économie. Lire la suite

La croissance de la zone Euro en perspective

La publication du chiffre de croissance pour 2016 en zone Euro incite à comparer la performance de la zone à celle de ses concurrents à l’échelle mondiale.  Voici 4 graphes pour servir de repère sur la performance effective de la zone Euro par rapport à ses partenaires et concurrents. Dans l’absolu, la zone Euro n’a pas la meilleure performance mais en relatif, notamment au regard de son allure d’avant crise, la zone Euro s’en tire mieux que les USA ou le Royaume Uni. Ce n’est pas pour autant satisfaisant notamment quand on regarde dans le détail de la composition de la zone Euro. L’Italie, la Grèce et le Portugal sont toujours en difficulté alors que l’Espagne et l’Allemagne caracolent.  Lire la suite

La croissance allemande en 3 graphes

Croissance de 0.4% (1.7% en taux annuel) en Allemagne au dernier trimestre après 0.1% en T3 soit 1.8% pour l’année 2016. L’acquis pour 2017 à la fin de 2016 est de 0.5%. Il était de 0.5% aussi à la fin 2015 pour 2016.
La demande interne a un rôle majeur dans la croissance et notamment les dépenses publiques dans la lignée de ce qui est constaté depuis le T1 2015. Depuis cette date la contribution moyenne des dépenses de gouvernement est de 0.7% pour une croissance moyenne de 1.5% soit près de la moitié. (Chiffres jusqu’au T3, le détail du T4 n’est pas encore disponible)
La construction a aussi progressé rapidement. Il faut y voir l’impact de la prise en charge des réfugiés. Le commerce extérieur a eu un impact négatif.
Cette forme plus autonome de la croissance a un impact positif et durable sur l’activité en zone euro.

 Le premier graphe montre la stabilité du cycle allemand avec une tendance stable sur l’ensemble de la période contrairement à ce qui a été observé dans les autres pays. Cela tient à l’absence de la rupture de la demande interne constatée partout ailleurs.
allemagne-2016-t4-pib-tendance
Le deuxième graphe montre le renforcement de la demande interne au cours des derniers trimestres. La contribution cumulée du commerce extérieur ne progresse plus alors que celle de la demande privée et celle des dépenses gouvernementales progressent rapidement. Il y a là un changement dans le mode de fonctionnement de l’économie allemande. Cela n’est probablement pas étranger à l’amélioration de la conjoncture de la zone Euro
allemagne-2016-t4-pibetcontriblt
Le troisième graphe montre la contribution des dépenses gouvernementales à la croissance trimestrielle du PIB depuis 2015.
allemagne-2016-t4-pibetdepgvt

Perspectives de croissance plus solides en Zone Euro

Publié initialement, le 3 février, sur le site Forbes.fr sous le titre « La Croissance Est De Retour En Zone Euro » et disponible ici


Les signaux se multiplient et suggèrent que l’activité économique pourrait s’accélérer bien au-delà de ce qui est attendu en 2017. Depuis quelques mois, les enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise sont au-dessus de leur moyenne de long terme et suggèrent nettement une accélération de l’activité pour les mois à venir. Cela est notamment vrai dans le secteur manufacturier mais pas simplement. La France n’est pas à la traîne. Après avoir été longtemps en retrait les entreprises françaises donnent désormais des signaux forts traduisant des signes d’une croissance plus robuste, plus forte et plus durable. C’est vrai aussi des ménages français. Leur perception de l’environnement économique n’a pas été aussi optimiste depuis septembre 2007.

Ce phénomène résulte de la conjonction de plusieurs éléments. Lire la suite

La croissance en zone Euro – Ma contribution à Forbes

Ma chronique hebdomadaire publiée sur http://www.forbes.fr  est disponible ici
Le thème cette semaine porte sur le retour de la croissance en zone Euro

Les signaux se multiplient et suggèrent que l’activité économique pourrait s’accélérer bien au-delà de ce qui est attendu en 2017. Depuis quelques mois, les enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise sont au-dessus de leur moyenne de long terme et suggèrent nettement une accélération de l’activité pour les mois à venir. Cela est notamment vrai dans le secteur manufacturier mais pas simplement. La France n’est pas à la traîne. Après avoir été longtemps en retrait les entreprises françaises donnent désormais des signaux forts traduisant des signes d’une croissance plus robuste, plus forte et plus durable. C’est vrai aussi des ménages français. Leur perception de l’environnement économique n’a pas été aussi optimiste depuis septembre 2007.
Lire la suite ici

Croissance de la zone Euro – Des signaux positifs pour 2017

La croissance de la zone Euro s’est accélérée en fin d’année 2016. La progression du PIB sur les trois derniers mois de l’année a été de 0.5% (2% en taux annualisé) après 0.44% en T3 (1.75% en taux annualisé).
Sur l’ensemble de 2016 la croissance du PIB a été de 1.7% après 1.9% en 2015. L’acquis à la fin 2016 pour 2017 est de 0.7%. C’est le chiffre le plus élevé depuis 2010. Cela veut dire que l’année 2017 démarre sur une note robuste puisque si, à chaque trimestre de 2017 la croissance était nulle, la croissance moyenne pour l’année serait de 0.7%.  En 2011 (pour 2012) et 2012 (pour 2013) l’acquis était négatif. C’était un  handicap majeur dans le retour de la croissance. Cela reflète l’impact des politiques d’austérité. Lire la suite