Le vent va souffler fort sur la Fed

Le départ anticipé de Stan Fischer à la mi-octobre va modifier en profondeur l’équilibre du board de la Fed. Jusqu’alors sur les 7 membres, 4 avaient été nommés par Obama et il restait 3 sièges vacants. L’avantage numérique était en faveur des anciens avec une politique cohérente.

Le départ de Fischer fait basculer l’équilibre puisque Trump devra nommer 4 membres. L’un est déjà nommé et attend la confirmation du Congrès c’est Randal Quarles un banquier privé qui s’occupera de la réglementation bancaire en remplacement de Tarullo.

Qui seront les 3 autres parmi lesquels le successeur de Janet Yellen? Celle ci pouvait éventuellement rester dans la configuration initiale aujourd’hui ce ne sera pas possible.

Quatre risques

1 – Que personne ne soit nommé rapidement – De nombreux postes de la haute administration n’ont pas été pourvus depuis l’arrivée de Trump. Pourquoi cela serait il différent avec la Fed?

2 – Le futur président sera t il un économiste comme c’est normalement le cas ? Où Trump prendra t il le risque de nommer quelqu’un sans cette qualification? Jimmy Carter avait fait ce choix en 1978 et cela avait été désastreux.

3 – Personne de talent ne se précipite pour les postes à pourvoir. C’est ennuyeux pour la qualité du board, de la politique monétaire et de la gestion conjoncturelle de l’économie américaine.

4 – Les républicains veulent depuis longtemps réduire l’indépendance de la Fed en l’obligeant notamment à suivre une règle de politique monétaire du type règle de Taylor – suivre systématiquement une telle règle ôterait toute capacité de jugement à la Fed.

Le départ de Stan Fischer est un vrai bouleversement et soulève de vrais inquiétudes