La consommation n’est pas très robuste aux USA

La dynamique des ventes de détail américaine est faible en ce début d’année. En janvier, l’indice total avait reculé de -0.4% (révisé à la baisse) et en février le repli est de -0.15%. Hors auto et essence, le recul était de -0.15% en janvier et la hausse de 0.3% en février. Si l’on enlève l’auto, l’essence et les matériaux de construction (partie des ventes de détail utilisée pour construire les dépenses totales de la consommation), la hausse était de 0.2% en janvier et l’indice est stable en février.
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On observe sur le graphique que depuis la fin de 2015 la dynamique des dépenses des ménages est réduite. Pourtant, la part des dépenses en essence recule de façon encore significative en février (on retrouve le niveau du début 2002). Les ménages ne profitent pas de la baisse du prix de l’essence pour accentuer leurs autres dépenses.
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L’acquis pour la variable de contrôle est limitée. Il est de seulement 0.8%. Cela ne devrait pas se traduire par une accélération des dépenses des ménages au T1 2016 par rapport aux trois derniers mois de 2015.
L’économie n’accélère pas, donc pas de raison pour la Fed de durcir le ton rapidement et certainement pas à sa réunion de mars dont on aura le résultat demain soir.
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3 réflexions au sujet de « La consommation n’est pas très robuste aux USA »

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