Profils du PIB en France et en Allemagne

Le PIB français en niveau s’écarte progressivement de la tendance étale observée depuis le printemps 2011. La dynamique portée par l’investissement des entreprises à la fin 2013 est encore modeste.
L’économie française à la fin de l’année 2013 est l’économie à 0.3%.

Le rythme de croissance est de 0.3% sur le quatrième trimestre, de 0.3% sur l’ensemble de l’année 2013 et l’acquis pour 2014 à la fin 2013 est de 0.3%.

Ce qu’il faut retenir:
l’environnement macroéconomique global est plus soutenu depuis l’été sous l’impulsion notamment des Etats-Unis. On l’observe dans les enquêtes mais aussi dans l’amélioration des échanges. Le commerce mondial au quatrième trimestre progressait de 8.3% en taux annualisé par rapport aux 3 mois précédent (acquis fin novembre).
Cela profite au secteur industrielle et est une incitation à investir. C’est la logique que l’on peut dégager de l’amélioration de l’investissement des entreprises au dernier trimestre (+0.9%). Cela veut dire qu’il faut aller vite dans la mise en place du pacte de responsabilité afin de prendre la balle au bout et permettre à l’économie française de s’inscrire davantage dans la dynamique mondiale.
Par ailleurs la consommation s’est bien tenue et les exportations ont progressé plus rapidement en raison de la reprise des échanges internationaux

France-2013-T4-PIB-TendanceEn Allemagne, la croissance a été de 0.4% eu dernier trimestre 2013, de 0.5% en moyenne sur l’année 2013 et l’acquis est de 0.6% à la fin 2013 pour 2014. Destatis indique que ce sont les investissements des entreprises et les exportations qui ont tiré la croissance.

Allemagne-2013-T4-PIBtendance

Une réflexion au sujet de « Profils du PIB en France et en Allemagne »

  1. Philippe,
    Les deux graphiques sont révélateurs d’une dynamique différente entre les deux pays à court terme. Les esprits un peu chagrins – et déclinologues – auraient vite fait de les commenter d’une autre façon : la France a décroché clairement se situant clairement sous la ligne rouge de tendance. Le hic, c’est que la pente pour la France est de 1,8 %, contre 1,3 % pour nos voisins allemand ! La pente est raide, comme dirait JP Raffarin ! A vue d’oeil, dans un cas comme dans l’autre la variation du PIB depuis 2000, se situe aux alentours de 15 %. Faut-il véritablement complexer ?

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