Sur la valorisation des marchés- Ma contribution pour Forbes

Ma chronique hebdomadaire publiée sur http://www.forbes.fr  est disponible ici
Le thème cette semaine porte sur la valorisation élevée des marchés financiers

Les marchés financiers sont chers au sein des pays industrialisés. Cela complique sérieusement les choix à faire lorsque l’on doit placer ses capitaux. Ainsi, les taux d’intérêt très bas indiquent un prix très élevé des obligations. Sur les marchés d’actions, la hausse récente a été spectaculaire notamment aux USA après l’élection de Donald Trump. Vouloir placer son épargne dans des marchés déjà chers ou très chers est une opération difficile et complexe. Par le passé, il existait toujours une variété d’actifs avec des variétés importantes de valorisation. Les choix étaient plus faciles car il y avait souvent des actifs décotés et délaissés. Cela ne fonctionne plus comme cela et il y a plusieurs raisons pour le comprendre.
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L’activité s’enflamme en zone Euro

L’enquête Markit pour la zone Euro est, en février, au plus haut niveau depuis avril 2011. Cela s’observe aussi pour la France pour laquelle l’indice est au plus haut depuis mai 2011 et pour l’Allemagne où l’indice est au plus haut depuis juin 2011.
La progression du PIB au cours du premier trimestre 2017 devrait être plus rapide qu’attendu et l’allure pour l’ensemble de l’année supérieure aux attentes (cf ici et ))
Cela traduit un environnement de politique économique plus stable et plus lisible depuis 2014/2015. Cela est essentiel puisque les acteurs de l’économie s’adaptent à leurs propres contraintes et ne sont plus en réaction à des aléas de politique économique tels que ceux connus jusqu’en 2012/2013. En outre les taux d’intérêt très bas et le prix du pétrole plus stable ont facilité cette orientation.
Il faut maintenant consolider, c’est ce que fera la BCE en ne changeant pas sa stratégie afin d’espérer une croissance plus ample que celle qui est anticipée.
Le profil de l’indice synthétique pour la zone Euro suggère que les autres pays suivent aussi cette trajectoire haussière (Espagne, Italie, Pays-Bas pour lesquels les chiffres ne sont pas encore connus). Les effets d’entrainement propres à la zone Euro vont doper la croissance. La dynamique de l’emploi est plus robuste dans l’enquête; l’emploi devrait s’accélérer. La zone Euro entre dans une dynamique vertueuse. Lire la suite

Plus grande homogénéité de la croissance – Ma chronique macroéconomique

6 points à retenir pour suivre la conjoncture globale la semaine dernière

Point #1 – La croissance se stabilise
On dispose maintenant du chiffre de croissance des principaux pays industrialisés pour 2016. On note qu’il y a une certaine homogénéité en 2016 que l’on ne connaissait pas au début de la décennie. Cela résulte d’une plus grande prévisibilité des politiques économiques et de la possibilité pour les agents privés (ménages et entreprises) d’ajuster leur comportement à leurs propres contraintes et non pas à des aléas liés à la politique économique. En outre, le niveau des taux d’intérêt et le prix du pétrole ont aussi aidé grandement à cette amélioration. Lire la suite

Sortie de la zone Euro – Les incertitudes et les risques

Cet article a été publié initialement, le 16 février, sur le site de Forbes, sous le titre: « Les risques d’une sortie de la zone Euro », il est disponible ici.

Il est reproduit ci-dessous in-extenso

Les échéances électorales se rapprochent en France et les enjeux se font plus précis. Une question souvent évoquée est celle de la sortie de la France de la zone Euro. Les commentateurs s’intéressent beaucoup à ce qui se passera après, c’est-à-dire une fois que la sortie sera actée. Ils ont raison car il y a effectivement toute une série de questions qui sont pertinentes. Lire la suite

La France, l’euro, les incertitudes et les risques – Ma contribution pour Forbes

Ma chronique hebdomadaire publiée sur http://www.forbes.fr  est disponible ici
Le thème cette semaine porte sur les risques d’une sortie de la France de la zone Euro

Les échéances électorales se rapprochent en France et les enjeux se font plus précis. Une question souvent évoquée est celle de la sortie de la France de la zone Euro. Les commentateurs s’intéressent beaucoup à ce qui se passera après, c’est-à-dire une fois que la sortie sera actée. Ils ont raison car il y a effectivement toute une série de questions qui sont pertinentes.
Cependant, l’absence de réponses précises à ces questions engendre de l’incertitude. Dès lors, même avant un éventuel changement institutionnel, les comportements peuvent changer de façon spectaculaire. Les exemples argentin et grec sont, de ce point de vue, très éclairants. ….
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La croissance de la zone Euro en perspective

La publication du chiffre de croissance pour 2016 en zone Euro incite à comparer la performance de la zone à celle de ses concurrents à l’échelle mondiale.  Voici 4 graphes pour servir de repère sur la performance effective de la zone Euro par rapport à ses partenaires et concurrents. Dans l’absolu, la zone Euro n’a pas la meilleure performance mais en relatif, notamment au regard de son allure d’avant crise, la zone Euro s’en tire mieux que les USA ou le Royaume Uni. Ce n’est pas pour autant satisfaisant notamment quand on regarde dans le détail de la composition de la zone Euro. L’Italie, la Grèce et le Portugal sont toujours en difficulté alors que l’Espagne et l’Allemagne caracolent.  Lire la suite