Election Présidentielle Française – Après le premier tour

Le premier tour des élections présidentielles se termine par la qualification d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour le second tour.
Les sondages avaient bien vu la hiérarchie du résultat final comme le montre le graphe ci-dessous. Il n’y a pas de surprise mais l’on constate que la progression de Macron, depuis 10 jours, s’est définitivement transformée en une première place alors qu’il avait toujours été second depuis le début du mois de février.
France-résultat-premier tour
Le risque d’un vote massif pour le Front National n’a pas été constaté même si Le Pen obtient plus de voix que lors des élections européennes de 2015. Fillon n’a pas eu d’électeurs cachés qui auraient hésité à indiquer leur vote dans les sondages. Hamon termine ce parcours au plus bas que le dernier point de sondage.
A minuit trente, le taux d’abstention est estimé à 21.5% contre 20.52% en 2012. Lire la suite

Ricardo et la théorie de l’avantage comparatif – Joyeux anniversaire

Le 19 avril 1817, david Ricardo publiait son fameux traité « Des principes de l’économie politique et de l’impôt » dans lequel il développait la théorie des avantages comparatifs, élément fondamental et fondateur de la théorie du commerce international.
Douglas Irwin, professeur au Dartmouth College, fête ce deux centième anniversaire dans la note jointe.
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Le risque britannique

La croissance du premier trimestre va franchement ralentir au Royaume Uni. Les dépenses des ménages se sont contractées de façon spectaculaire en raison de l’accélération de l’inflation et notamment de la hausse des prix des produits alimentaires, pénalisant ainsi le pouvoir d’achat.
La consommation qui a un champs plus large que les ventes de détail devrait nettement ralentir voire se contracter légèrement.
Il s’agit ici des premiers effets du Brexit via l’effritement du  pouvoir d’achat du consommateur. C’est la première étape
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Les risques d’instabilité d’une nouvelle monnaie en France

Voici la version in extenso de ma chronique hebdomadaire sur Forbes dont l’original  est disponible ici 

L’Europe est un facteur clé de la campagne présidentielle même si ce thème a été peu abordé lors des deux débats télévisés. Parmi les 4 candidats ayant les positions les plus fortes dans les sondages, l’Europe est discriminante. Ce doit être le premier facteur discriminant entre les candidats pour n’importe quel électeur. 

Pour deux d’entre eux, Emmanuel Macron et François Fillon, l’objectif est d’approfondir les institutions existantes même si les modalités ne sont pas identiques pour chacun d’entre eux. Ni l’un ni l’autre ne souhaite cependant sortir de la zone Euro.
En revanche pour les deux autres candidats du Top 4, Marine Le Pen et Jean Luc Mélenchon, l’Europe est, au regard des institutions européennes, une source de rupture pour la France. L’un et l’autre envisagent une négociation avec l’Europe pour changer ces institutions et redonner à la France la possibilité de retrouver son autonomie de décision. En cas d’échec probable de ces discussions, car les autres pays n’ont pas forcément la volonté de changer de cadre, et avec l’appui d’un référendum, les deux candidats envisagent une sortie de l’Europe.

Dans chacun des deux cas, la monnaie revient au cœur du nouveau cadre à définir. Lire la suite