Blanchard: Looking Forward, Looking Back

Interview d’Olivier Blanchard – Bilan de ses années à la tête de la recherche économique du FMI

Olivier Blanchard will step down as Economic Counsellor and Director of the IMF’s Research Department at the end of September.

He will join the Peterson Institute for International Economics in October as the first C. Fred Bergsten senior fellow, a post named for the founder of the influential 35-year-old, Washington-based think tank.

When French-born Blanchard, a former chairman of the economics department at the Massachusetts Institute of Technology, joined the IMF on September 1, 2008, little did he realize that he would be at the center of a global economic storm. Two weeks later, Lehman Brother’s bank collapsed, marking what many consider the start of the 2008-09 global financial crisis.

“The crisis was a traumatic event during which we all had to question many cherished beliefs,” said Blanchard. This included questioning various assumptions on the role of fiscal policy, including the size of fiscal multipliers, the use of unconventional monetary policy measures and macroprudential tools, capital flows and measures to control them, labor market policies and the role of micro and macro flexibility. “And being in a position to question gave me the opportunity to make a difference,” he said.

Blanchard says he now wants to take the time to research fewer issues more intensely.

“For the past seven years, he says “I’ve been answering a thousand questions, but not in a very deep way. I want to take ten of these thousand questions and answer them more deeply.” One of the issues he plans to examine is the various measures countries can use to control and mold capital flows.

IMF Survey interviewed Blanchard about global economic issues, the IMF’s role in furthering economic and financial stability, and what is was like to be in the hot-seat job of chief economist.

IMF Survey: You have at times pushed the envelope of IMF thinking and policy positions. How has this been received inside and outside the IMF? Lire la suite

L’inflation des banquiers centraux

J’ai aimé les discussions de Jackson Hole autour de l’inflation.
La BCE confirme qu’il y aura un peu plus d’inflation et qu’elle justifie ainsi la mise en œuvre du QE
La Fed et la BoE qui attendent que l’inflation accélère car lorsque ce sera le cas cela justifiera l’éventuelle mise en œuvre de politiques plus restrictives.
Mais dans les trois cas, l’inflation aujourd’hui est inexistante.
Cela donne une vision très bizarre indiquant que les banques centrales ne comprennent toujours pas franchement le mécanisme de déclenchement de l’inflation. C’est pour cela qu’il n’y a aucun urgence à intervenir et qu’il sera probablement plus efficace d’intervenir un peu trop tard qu’un peu trop tôt.
Notons aussi que l’inflation à 2% est juste celle qui est neutre pour les banques centrales car c’est l’objectif de l’ensemble de celles ci. Un taux d’inflation de 2% est équivalent à celui de la stabilité des prix. Il ne correspond en rien à un taux d’inflation qui divergerait au risque d’aller beaucoup plus haut.
Les banquiers centraux n’arrivent pas à retrouver un taux d’inflation durablement proche de la cible fixée et ils donnent le sentiment que la situation autour de cette cible est asymétrique: pas si mal en dessous et à combattre d’urgence au delà. Pas sûr que l’asymétrie soit souhaitable lorsque cela s’accompagne d’une progression salariale limitée qui nuit à la dynamique de la demande interne, source majeure de la croissance (voir ici)

Fluctuations chinoises

La Chine a eu un rôle majeur dans l’ensemble des fluctuations observées sur les marchés boursiers depuis quelques jours. Cependant il faut être discriminant dans l’analyse. Ce n’est pas l’économie chinoise qui d’un seul coup s’effondre mais le marché boursier de Shanghai qui s’ajuste brutalement à la baisse.
Il faut bien distinguer les deux phénomènes et avoir à l’esprit que les fluctuations boursières sont toujours excessives par rapport aux mouvements économiques. Paul Samuelson, probablement l’économiste le plus influent de l’après-guerre, indiquait que les marchés boursiers avait prévu 9 des 5 dernières récessions. Lire la suite

Le graphe qui me préoccupe beaucoup: mise à jour

Dans une série de posts récente (voir ici, ici et ici) je m’inquiétais du profil de l’économie mondiale.
Le point que j’y développais était le suivant:
Le commerce mondial a une évolution trop lente et atypique par rapport à ce qui était observé par le passé. La raison principale était l’absence de moteur de croissance susceptible de tirer à la hausse l’économie globale. Les Etats-Unis et plus récemment la Chine avaient joué, dans le passé, ce rôle d’impulsion de l’activité capable de caler la trajectoire de l’économie mondiale sur un niveau élevé.
Actuellement, les Etats-Unis et la Chine n’ont plus les moyens ni les capacités de tenir ce rôle. L’Europe, qui est en phase de reprise modérée, n’est pas spontanément susceptible de créer ce type d’impulsion.
De la sorte, même si les échanges restent à un haut niveau, il n’y a pas d’impulsion génératrice d’une croissance durable des échanges. Lire la suite

Inquiétudes et ajustements de court terme pour l’économie globale

L’économie globale manque de perspectives de croissance à moyen terme (voir ici).
Si l’on veut comprendre la dynamique récente des marchés financiers et des matières premières c’est par ce prisme qu’il faut commencer.
Cette perception s’est accentuée récemment avec l’évolution de la situation en Chine. Jusqu’à présent, les autorités chinoises avaient géré le ralentissement de leur croissance avec des mesures internes. Cela s’était traduit notamment par des évolutions rapides de l’endettement des entreprises publiques. Cela n’a fonctionné qu’un temps (voir ici). Le soutien via le marché des actions n’a pas bien fonctionné non plus. Lire la suite