Reprise en France en 2015

Verbatim de ma chronique matinale

Une croissance plus rapide en 2015 est fort probable selon la dernière note de conjoncture de l’INSEE.
L’acquis serait de 0.7% à la fin du premier semestre et une croissance de 1% est probable pour l’ensemble de l’année 2015.
L’INSEE suggère qu’au premier semestre un certain nombre de facteurs vont jouer favorablement sur l’économie française.
Des facteurs extérieurs d’abord qui créeront une impulsion sur l’activité. Ce sera le cas avec la baisse de l’euro et le repli durable du prix du pétrole. L’effet de ces 2 baisses serait de l’ordre de 0.4 point de PIB au premier semestre.
Elles permettront une hausse du pouvoir d’achat des ménages, une remontée des marges des entreprises et une amélioration de leur compétitivité.
Il y a aussi des éléments de politique économique. La consolidation budgétaire sera moins marquée en 2015 et cela s’observera notamment du côté des entreprises avec le plein fonctionnement des mécanismes de réduction des charges associés au CICE et au pacte de responsabilité. Lire la suite

Fed Quelques remarques au fil de la conférence de presse

La Fed devient patiente. Le terme relatif à la période considérable disparaît du communiqué.
Est ce un changement dans le timing et la réflexion de la Fed sur le moment du changement de taux ou est ce sue cela reflète simplement le moyen de se débarrasser d’un terme devenu encombrant.

Pas de changement de taux à priori lors des deux prochaines réunions du FOMC. Après cela dépendra de l’allure de l’économie. Mais « a couple of meetings » implique-y-il avril ou sera ce juin? Il sera intéressant de voir l’inflation et l’impact du pétrole à ce moment là.

La longueur du caractère transitoire de l’effet lié au pétrole sera déterminant dans le profil de l’inflation et donc dans la réaction de la Fed que ses taux d’intérêt.

L’hypothèse est que la baisse du prix du pétrole n’aura pas d’effet durable sur les anticipations d’inflation.
Pas de profil ex ante sur la remontée des taux d’intérêt.

Pas d’overshoot attendu de l’objectif d’inflation à 2%. Le profil de l’inflation attendu est très sage avec une convergence monotone vers la cible loin dans le temps. Pas de période d’inflation très basse ni d’overshoot.

Défense de l’indépendance des banques centrales et notamment de la Fed. Mais s’engagera t elle et sous quelle forme pour dépendre cette position ? Pas très clair.

Attentive à la Russie mais pas d’inquiétude macro pour les USA. Plus circonspect pour l’Europe en raison de la dépendance énergétique vis à vis de la Russie.

Le propos moins dovish de la Fed (avril ou juin) dope le dollar. La divergence entre la Fed et la BCE sur le maintien des taux courts pousse l’eurodollar vers 1.20 rapidement

Le début de la remontée des taux par la Fed aura lieu probablement avant l’été 2015 (juin) mais sans mouvement fort et rapide.

2 Graphes sur l’inflation et le prix du pétrole en zone Euro

Le taux d’inflation en zone Euro a ralenti à 0.3% en novembre. Au regard de la baisse du prix du pétrole, la contribution négative de l’énergie (-0.28% en novembre) va s’accroitre encore davantage en décembre et le taux d’inflation passera très probablement en territoire négatif.
Deux graphiques permettent d’illustrer ce point.
Le premier compare l’indice « Energie » dans l’indice des prix de la zone euro et le prix du baril de Brent en euros. Lire la suite

La Fed à un tournant?

Verbatim de ma chronique du jour

Dans un monde en mouvement la réunion de la Fed va cristalliser l’attention aujourd’hui.
Dans le communiqué de presse qui sera publié ce soir et pendant la conférence de presse de Janet Yellen plusieurs points saillants seront lus et écoutés avec attention.
Il y aura d’abord la perception de la conjoncture et de ce point de vue la situation est favorable. La croissance du PIB est robuste à 3.9% au troisième trimestre, l’emploi progresse rapidement et les dépenses des ménages sont sur une trajectoire solide.
Il y a cependant des indicateurs d’inflation qui restent très bas, durablement au dessous de la cible de la Fed. Il n’y a pas de pressions sur les salaires et les anticipations d’inflation mesurées par l’inflation à 5 ans attendue dans 5 ans se sont nettement infléchis ces derniers jours. Lire la suite